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A
la découverte de la Cigogne blanche
La Cigogne blanche (Ciconia ciconia) est un oiseau facile à
reconnaître en vol : envergure importante (1,60 m), cou tendu en
avant, longues pattes dépassant la queue, noir de la moitié
postérieure des ailes tranchant avec le blanc antérieur
et, enfin, digitation très marquée des rémiges primaires.
Elle chasse au sol en déambulant lentement sur des terrains découverts
(prairies sèches ou inondées, champs, bords des fossés)
et se saisit de tout ce qui passe à sa portée (vers de terre,
grenouilles, lézards, serpents, coléoptères, orthoptères,
limaces, escargots, oisillons, micromammifères, etc).
La Cigogne blanche a donc une nette préférence pour les
paysages de plaines ou de basses collines comportant une forte proportion
de prairies, de champs, de fossés d'irrigation et d'arbres idolés
sur lesquels elle va construire son nid ; à moins qu'elle choisisse
un toit dans un village.
Dès le retour de la migration prénuptiale (février-mars),
les couples réoccupent les nids auxquels ils sont très fidèles.
La ponte (3 à 5 œufs) intervient en avril-mai et les jeunes, émancipés
courant juillet, se regroupent ensuite avec les adultes pour entreprendre
la migration postnuptiale qui s'échelonne entre août et octobre.
Les Cigognes blanches sont de grandes migratrices et leur suivi (baguage
et balises Argos) ont montré qu'elles pouvaient hiverner jusqu'en
Afrique du Sud.
De nombreux facteurs se sont conjugués depuis le 19ème siècle
pour réduire de façon catastrophique les populations de
Cigognes blanches en France et en Europe : chasse, drainage des zones
humides, cultures intensives, sécheresse prolongée en Afrique,
pesticides qui détruisent la petite faune, électrocution
sur des pylônes électriques, etc.
Ainsi, en Alsace, des 185 couples nicheurs de 1947, il ne restait que
12 couples en 1975.
Depuis, de très importants efforts ont été réalisés
par les naturalistes de différents pays (Allemagne, Belgique, France,
Suisse, etc) pour redresser cette situation.
Des succès sont enregistrés mais ils sont précaires
en raison de la persistance de certains facteurs défavorables (pesticides,
électrocution, disparition des zones humides).
En Vaucluse, la Cigogne blanche est un oiseau de passage et chaque printemps
des groupes font halte sur les prairies comtadines pour s'alimenter et
se reposer quelques heures ; voire quelques jours.
C'est pourquoi, le site communal des Confines de Monteux présentant
des conditions biologiques favorables à sa nidification, notre
étude d'aménagement et de gestion a prévu la construction
de plusieurs nids artificiels sur ce site et la gestion adaptée
des prairies environnantes.
Enfin, dans le cadre de notre partenariat Conservatoire/Centre de sauvegarde
de la faune sauvage de Buoux, une Cigogne blanche a été relâchée
sur ce site en février 2005.
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