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A
la découverte de la Chouette chevêche
Avec une hauteur de 22 cm et un poids moyen de 160 g, la Chouette chevêche
(Athene noctua) est une chouette de petite taille mais facilement
repérable.
En effet, il n'est pas rare de la voir, en plein jour, posée bien
en évidence au sommet d'un poteau ou sur le faîte d'un cabanon.
Dérangée, elle gagne un autre poste d'observation, souvent
proche, par un vol bas et onduleux qui rappelle celui du Pic vert (Picus
viridis).
Elle chasse plutôt à l'aube et au crépuscule. Perchée
sur un affût peu élevé, elle se précipite sur
les proies quéelle repère au sol (campagnols, musaraignes,
vers de terre, petits oiseaux, gros insectes) ou en vol (libellules, papillons).
Très sédentaire, la Chouette chevêche craint les hivers
rigoureux. C'est pourquoi, c'est un oiseau méridional des plaines
et des collines.
Elle niche très souvent dans les arbres creux, les vieux murs ou
les toitures des cabanons.
Les premiers chants retentissent par une nuit fraîche de février.
Ils sont suivis en mars-avril par les accouplements et les pontes (3 à
5 œufs) ont lieu en avril-mai. Ainsi, l'élevage des jeunes coïncide
avec la période où abondent les gros insectes.
La Chouette chevêche est donc inféodée aux milieux
ouverts riches en proies (champs avec cultures traditionnelles, prairies
pâturées ou fauchées) et parsemés d'arbres
creux et de vieux cabanons.
Bien que protégée par la loi, ses effectifs diminuent de
façon catastrophique dans toute l'Europe en raison principalement
de la destruction des ses habitats (urbanisation, cultures intensives,
arrachage des vieux arbres, rénovation des bâtiments ruraux)
et de la raréfaction de ses proies (traitements chimiques).
Avec une chute des effectifs de 50% entre 1980 et 2000, le Vaucluse n'échappe
pas à cette règle et, seuls, le Pays d'Apt, la région
d'Avignon et les prairies de Monteux possèdent encore des populations
de quelques dizaines de couples mais en constante régression.
Sur les prairies de Monteux, la disparition des arbres creux, la rénovation
des vieux mas et le pillage des tuiles des cabanons isolés sont
les facteurs principaux de la lente régression de l'espèce.
Pour tenter d'enrayer ce phénomène, fin 2004, nous avons
installé des nichoirs sur le site communal des Confines sur lequel
nous avons réalisé une étude d'aménagement
et de gestion validée, depuis, par la commune de Monteux et les
partenaires et financeurs potentiels.
De plus, sur notre proposition, la commune vient de faire classer ce
site par le Préfet en " Réserve de chasse et de
faune sauvage ".
Enfin, pour renforcer la petite population présente sur ce secteur,
un lâcher de deux Chouettes chevêches a été réalisé
en février 2005 dans le cadre de notre partenariat Conservatoire/Centre
de sauvegarde de la faune sauvage de Buoux.
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