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Habitat
Toutes les régions habitées par le Chamois présentent un relief accidenté
qui apparaît comme une composante essentielle de leur milieu de vie. Néanmoins,
contrairement à l'idée répandue, ces animaux ne sont pas des habitants
inconditionnels de la haute montagne. Ils préfèrent la zone forestière
et la partie pastorale des montagnes (800 à 2300 m) pourvu que le relief
reste escarpé.
Adaptations à la montagne
Animal diurne, le Chamois est très bien adapté aux rudes conditions de
vie en montagne :
· au froid : en septembre, il mue pour se munir d'un pelage épais (isolation)
et sombre (meilleure absorption des rayonnements solaires),
· au terrain : la conformation de ses membres lui procure agilité et souplesse.
Le bord de ses sabots permet une bonne adhérence sur le rocher,
· à l'altitude : il a un cœur volumineux et un sang riche en globules
rouges (oxygénation rapide pendant l'effort).
Alimentation
Il se nourrit essentiellement de plantes herbacées (graminées et légumineuses).
Cette nourriture est complétée, au printemps, par des pousses tendres
d'arbustes et, en hiver, par des rameaux et des bourgeons de feuillus
et de conifères.
Comme la plupart des ruminants, il a besoin de sel qu'il trouve sous la
forme de suintements salés dont sont recouvertes certaines roches ainsi
que de pierres de sel disposées par les bergers pour leurs troupeaux.
S'abreuvant très peu, ses besoins en eau sont satisfaits quasiment par
l'absorption de végétaux frais.
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